Madeleine, dite “Jacqueline”, ODRU, née DISSOUBRAY – 31660
Madeleine Dissoubray avant son arrestation, photographie de studio.© Collection Annick Odru, D.R. Madeleine Odru née DISSOUBRAY, dite « Jacqueline », naît le 25 novembre 1917 à Sainte-Marguerite-lès-Aumale, Seine-Inférieure (aujourd’hui Seine-Maritime). Elle grandit à Aumale et à Rouen. Son père est ingénieur agronome.Elle devient institutrice, mais exerce peu de temps. La Résistance armée dans l’OS En 1941 elle cesse d’exercer son métier pour se mettre à la disposition de la résistance. Elle fait partie des premières organisations spéciales de sabotage (ce qui deviendra les F.T.P.), du secrétariat de la section communiste de Rouen. L’arrestation Elle est arrêtée le 20 février 1942 à Rouen, par les brigades spéciales. Un policier muni d’un “passe” se présente à l’appartement où Madeleine vivait sous un faux nom, au 20, rue Montbret. Elle n’a pas pu soupçonner qu’elle avait affaire à un policier. Le prétendu camarade a posté ses collègues au dehors et Madeleine ainsi que Suzanne Roze sont arrêtées dès qu’elles se sont trouvées ensemble. Transférée à Paris, enfermée au dépôt de la préfecture de police du 24 février au 23 mars 1942, puis à la maison d’arrêt de La Santé – à la division disciplinaire - sans doute parce qu’elle avait tenté plusieurs fois de fuir. Photo anthropométrique prise le 17 mars 1942par le service de l’identité judiciaire.© Archives de la Préfecture de Police (APP), Le Pré-Saint-Gervais. Le 24 août 1942, Madeleine Dissoubray fait partie d’un groupe transféré au camp allemand du Fort de Romainville. Elle y est inscrite sous le matricule n° 660. L’unique entrée du Fort de Romainville (Haftlager 122),surplombée par un mirador.© Musée de la résistance nationale (MRN),Champigny-sur-Marne (94). Le 22 janvier 1943, elle est parmi les cent premières femmes otages