André CRÉPIN – (45411 ?)
Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitzlors de l’évacuation du camp en janvier 1945.Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu. André, Marcel, Crépin naît le 7 mai 1906 à Châlons-sur-Marne [1] (Marne - 51), fils d’Henri, Camille, Crépin et d’Hortense Maintrain, son épouse (celle-ci sera décédée au moment de son mariage). Le 4 mai 1929 à Aulnay-l’Aitre (51), André Crépin, alors représentant de commerce, se marie avec Léa Engel, née dans cette commune le 18 août 1910. Ils ont sept enfants : Yvonne, née le 5 septembre 1930, Éliane, née le 18 avril 1932, Jeannine, née le 22 juin 1933, Hélène, née le 21 mai 1935, Christiane, né le 13 mai 1936, Daniel, né le 27 juillet 1938, et Roger, né le 4 juin 1940. Au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée au 40 et 56, Parc de Vesle à Reims (51). À la veille de la guerre, André Crépin est rédacteur en chef de La Champagne ouvrière et paysanne, journal bimensuel communiste fondé en 1937 où il traite plus particulièrement de politique étrangère. Sous l’occupation, il est ouvrier-caviste à la maison de champagne Heidsieck-Monopole, rue Coquebert à Reims. Il y côtoie certainement le jeune caviste et militant communiste Marcel Chatton (né à Épernay en 1919). Reims. Cave Charles Heidsieck. Le remuage. Carte postale non datée. Coll. Mémoire Vive.Aussitôt après l’armistice, André Crépin est chargé de réorganiser le Parti communiste français clandestin et fait paraître une Champagne clandestine, à l’édition de laquelle participe, entre autres, Marcel Chatton. Début août 1941, selon un témoignage ultérieur, Michel Sicre, alors dirigeant interrégional du Front national [2] pour la Marne, la Haute-Marne et l’Aube, envoie André Crépin en mission à Troyes comme responsable de la résistance civile et militaire de la section locale de