Henri FERCHAUD – (45535 ?)
IDENTIFICATION INCERTAINEAuschwitz-I, le 8 juillet 1942. (le détenu a bougé lors de la prise de vue) Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne. Collection Mémoire Vive. Droits réservés.Henri, Louis, Ferchaud naît le 14 décembre 1895 à Gonnord [1] (Maine-et-Loire - 49), chez ses parents, Jean Ferchaud, 35 ans, tailleur d’habits, et Anne Onillon, son épouse, 29 ans. Henri a deux sœurs, Marie Joséphine, née le 19 mars 1889 (décédée le 23 septembre 1915), Isabelle Henriette, née le 23 août 1890 (décédée le 13 août 1919), et deux frères plus âgés, Jean, né le 11 août 1892, Alphonse, né le 12 septembre 1893, et une sœur cadette, Adrienne, 19 décembre 1898, tous à Gonnord. Devenu adulte, Henri Ferchaud est un homme plutôt grand pour l’époque : 1 m 77. Pendant un temps, il habite à Chemillé (49) [2] et travaille comme maréchal-ferrant. Le 17 décembre 1914, il est mobilisé comme soldat de 2e classe au 32e régiment d’infanterie. Le 21 mars 1915, après l’achèvement de sa période d’instruction, il passe au 409e R.I., nouvellement créé avec à sa tête des officiers ayant déjà combattu depuis l’entrée en guerre (il y restera affecté jusqu’après l’armistice). Le 7 mai suivant, Henri Ferchaud part « en campagne » avec la 5e compagnie, rejoignant le secteur de Lassigny (Oise). Le 2 mars 1916, au nord-est de Verdun, le 409e R.I. monte en première ligne dans le secteur de Vaux-devant-Damloup (village de la Meuse complètement détruit) après une avancée allemande. De nombreuses reconnaissances sont opérées afin de déterminer exactement l’emplacement des premières lignes ennemies. À partir du 6 mars, offensives et contre-offensives se multiplient sous des avalanches d’obus, sans être décisives : plus de 1600 hommes sont mis hors de combat. Le 9 mars, le