Valère HENRY – 46244
Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz.Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu. Valère Henry naît le 20 décembre 1900 à Auboué (Meurthe-et-Moselle - 54), fils de Joseph Henry, ouvrier d’usine, et Marie Marchal, ménagère. Le 11 décembre 1926, à Auboué, il épouse Marie Christine Colson, née en 1902 à Fleury. Ils ont trois filles : Georgette, née en 1928, Gisèle, née en 1929, et Fernande née en 1934, toutes trois à Auboué. Au moment de son arrestation, Valère Henry est domicilié au 31 ou au 35, rue de (cité) Coinville à Auboué (54). Valère Henry est mineur de fer. Secrétaire du syndicat des mineurs d’Auboué de 1936 à 1939, délégué, membre de la Commission exécutive de la Fédération régionale des mineurs de l’Est, il milite également au Parti communiste, vendant L’Humanité. Il est licencié en novembre 1938. Entre le 5 et le 7 février 1942, Valère Henry est arrêté par la police française (ou la Feldgendarmerie ?) à la suite du sabotage du transformateur électrique de l’usine d’Auboué dans la nuit du 4 au 5 février 1942, lequel déclenche une vague d’arrestations dans le département (70, dont plusieurs dizaines de futurs “45000”) ; interpellé par la 15e brigade régionale de la police judiciaire (brigade de Police Mobile) venue de Nancy, il est inculpé de « menées communistes » le 8 février et écroué (probablement à la Maison d’arrêt de Nancy - Charles-III ? - comme René Favro, d’Auboué). Son dossier est transmis au Parquet de Briey. Nancy. La prison Charles III. Carte postale écrite en août 1915. Collection Mémoire Vive. Le 13 février, il figure pourtant sur une liste de dix « personnes [d’Auboué] arrêtées par la police allemande » dont quatre ont été relâchées. À une