Roger MARIVET – (45836 ?)
Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitzlors de l’évacuation du camp en janvier 1945.Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu. Jean, Roger, Auguste, Marivet naît le 16 décembre 1904 à Chaumont (Haute-Marne), chez ses parents, Auguste Marivet, 27 ans, ouvrier télégraphiste à la Poste, et Maria Célestine Vivier, 25 ans, son épouse, domiciliés au 26 boulevard Diderot ; tous deux seront décédés au moment de son arrestation. Roger Marivet poursuit ses études jusqu’au baccalauréat. À partir de 1927, il habite à Bobigny [1] (Seine / Seine-Saint-Denis) ; au 11, rue Ernest-Renan (?), puis au 9 rue Jean-Baptiste Clément. Commis stagiaire à la mairie de Bobigny à partir du 1er janvier 1928, il est titularisé le 1er juillet. Le 5 novembre 1930, dans sa commune, il épouse Marguerite, Désirée, Hollier, née à Pantin le 13 août 1909. Fille d’un menuisier de Bobigny et veuve d’un premier mariage, elle est sténo-dactylo et milite dans les organisations communistes. Ils n’auront pas d’enfant. Roger Marivet devient commis principal en 1933, puis sous-chef de bureau. Selon les témoignages, il est « l’âme dirigeante » du Parti communiste dans la commune et joue un grand rôle dans les organisations de défense des habitants des lotissements. Responsable pendant longtemps du “sous-rayon”, il est désigné, le 13 juillet 1935, comme délégué sénatorial par le conseil municipal. À partir du 28 décembre 1935, Roger Marivet tient dans l’hebdomadaire communiste La Voix de l’Est, une rubrique régulière de conseils pratiques où il traite surtout des questions de législation sociale. Dans cette période, il semble qu’il emménage à Maisons-Alfort [1] (Seine / Val-de-Marne), au 20, rue Saint-Georges. Plus tard et jusqu’à son arrestation, il habite au 19, rue Delaporte. Le 1er janvier 1936, il est nommé commis principal, faisant fonction de secrétaire adjoint à la mairie