Maurice MARTIN – 45845
Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitzlors de l’évacuation du camp en janvier 1945.Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu. Maurice, René, MARTIN naît le 13 janvier 1913 au Raincy [1] (Seine-et-Oise / Seine-Saint-Denis - 93), chez ses parents, Albert Martin, 24 ans, fumiste, et Louise Demets, 22 ans, blanchisseuse, son épouse, domiciliés au 48 allée du Plateau. Pendant un temps, Maurice Martin est membre des jeunesses communistes de Livry-Gargan (93), commune voisine au Nord-Est. À partir du 6 novembre 1935, il est employé de l’Assistance publique comme fumiste à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (94), commune limitrophe. Le Kremlin-Bicêtre, entrée principale de l’hospice peu après la guerre. Carte postale, coll. Mémoire Vive. Le 28 mars 1936, à la mairie de Livry-Gargan, Maurice Martin épouse Réjane Aimée G. À partir de 1937 et jusqu’au moment de son arrestation, il est domicilié au 162, route de L’Haÿ [2] à Gentilly [3] (Val-de-Marne - 94), dans un petit appartement de deux pièces. Un document daté de mars 1945, indique qu’avant-guerre il y vivait seul avec son fils, Jacques, né en 1936, étant séparé de fait et en instance de divorce Gentilly. Les HBM de la rue de l’Haÿ dans les années 1920. Carte postale. De la classe 1933 et du recrutement de Versailles (matricule 2674), il est mobilisé du 23 août 1939 au 27 août 1940. Début septembre 1941, sous l’Occupation, « à la suite de la constatation d’une certaine recrudescence de la propagande communiste clandestine à Cachan et dans les communes avoisinantes, les services de la préfecture de police » mènent des enquêtes et surveillances à l’issue desquelles ils arrêtent plusieurs « principaux animateurs d’un centre clandestin de matériel communiste imprimé » : Germain