Raymond MONTÉGUT – 45892
Raymond, Pierre, Joseph, Montégut naît le 10 septembre 1906 à Bordeaux (Gironde - 33). Il n’a pas de père connu et sa mère, domestique, est obligée de le placer en pension chez des gens peu attentionnés. À huit ans, il travaille déjà. Serrurier de profession, il travaille à partir de mai 1933 à l’usine Krier et Zivy de Montrouge [1] (Seine / Hauts-de-Seine - 92), où il devient secrétaire de la cellule communiste. Lors des mouvements pour le Front Populaire, en mai-juin 1936, il organise la grève dans son entreprise, mais en est licencié après celle du 30 novembre 1938. Il reste au chômage jusqu’à la déclaration de guerre. Il habite alors à la Porte d’Orléans (côté Paris ou côté Montrouge ?). Il se décrit lui-même comme « un bavard impénitent », surnommé « l’avocat » ou « le député ». En novembre 1939, il est mobilisé comme sergent-chef au 77e Régiment d’Infanterie, en poste à la frontière de l’Est, secteur de Metz, puis est “affecté spécial” à la Manufacture d’armement de Châtellerault (Vienne) - à l’atelier des gazomètres - à partir de janvier 1940. Châtellerault, Manufacture nationale des armes de Vienne. Carte postale envoyée en 1943. Collection Mémoire Vive.Il s’installe alors à dans cette ville. Au moment de son arrestation, il est domicilié au 21, boulevard Aristide-Briand à Châtellerault. Il est marié et père de deux enfants. Sans contact avec les anciens militants communistes ou les militants clandestins de la Manufacture, il crée un groupe clandestin dans son propre atelier. Le 3 mai 1941, quelques jours après avoir distribué des tracts communistes - qu’il avait amenés de Montrouge en janvier 1940 - il est arrêté à son travail par des policiers français et allemands (selon lui, des renseignements le concernant avaient été transmis par la Sûreté nationale de Montrouge). Il est conduit à