Jean-Marie PRUGNOT – 46023
Collection Stéphanie Coutant.Droits réservés. Jean-Marie Prugnot naît le 19 août 1888 à Dornes (Nièvre), fils de François Prugnot, facteur, et de Marie Chamoux, son épouse. À l’âge de 7 ans et demi, son père le loue comme domestique de ferme parce qu’il ne gagne « pas assez pour nourrir toute la nichée ». Mobilisé au cours de la guerre 1914-1918, Jean-Marie Prugnot en revient décoré de la Croix de guerre. Le 19 juillet 1919 à Simorre (Gers), il épouse Anaïs, Francine, Laveran, née dans cette commune le 29 octobre 1890 (28 ans), infirmière, puis surveillante. Ils auront deux enfants : Emmanuel, né le 2 février 1924, et Éliane, née le 8 février 1928, tous les deux à la maternité de Port-Royal (Paris 14e). En 1924, dès la première naissance, les parents sont domiciliés au 10 bis, avenue de Bonneuil à Limeil-Brévannes [1] (Seine / Val-de-Marne), dans un pavillon dont ils deviendront propriétaires. Jean-Marie Prugnot fait carrière comme infirmier, employé de l’Assistance publique, notamment à l’hôpital Saint-Antoine à Paris 12e, puis à l’hôpital Émile-Roux de Limeil-Brévannes, où son épouse travaillera également et qui est un important foyer d’activité communiste. Jean Marie Prugnot est syndiqué à la CGT. Hôpital de Limeil-Brevannes. Les bâtiments construits en 1907.Carte postale. Collection Mémoire Vive. Au moment de son arrestation, Jean-Marie Prugnot est retraité, après trente ans de carrière. Militant communiste actif, membre du comité de section, secrétaire-adjoint de la cellule Maxime Gorki de la commune, membre de l’association France–URSS, Jean-Marie Prugnot est élu conseiller municipal de Limeil-Brévannes le 17 mai 1935, sur la liste dirigée par Marius Dantz [2]. Limeil-Brévannes. La mairie et les écoles dans les années 1910.Carte postale. Collection Mémoire-Vive. Il est certain que Jean-Marie et Francine-Anaïs Prugnot sont en contact militant avec Marie Le