Georges TERRIER – (46262 ?)
Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz.Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu. Georges Terrier naît le 13 août 1906 à Bois-Guillaume, commune limitrophe au nord de Rouen (Seine-Inférieure / Seine-Maritime [1] - 76) Au moment de son arrestation, il est domicilié au 47, rue Saint-Vivien à Rouen. Georges Terrier est docker sur le port. Secrétaire du Syndicat CGT des dockers, c’est également un militant communiste. Le 18 juillet 1940 , il est arrêté (L.A. 3340). Avant le 29 octobre, il est interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne [2] (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht (Frontstalag 122 - Polizeihaftlager), selon une liste d’otages établie par la Feldkommantantur 517 de Rouen. Là, Georges Cogniot, dirigeant du parti communiste clandestin, mais également premier interlocuteur de la direction allemande du camp, le fait désigner aux cuisines avec d’autres militants de Seine-Maritime pour garantir une distribution équitable de la nourriture. Après l’ultime tri opéré par une commission d’officiers allemands, faisant partie du deuxième contingent sélectionné pour la déportation, Georges Terrier dit à Louis Eudier et aux autres Normands : « Je suis content d’avoir été désigné (…) car vous auriez pu douter de moi si j’étais resté. » Il est définitivement sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande, en application d’un ordre de Hitler. Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30. Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés