Amour BAILLON – (45190 ?)
IDENTIFICATION INCERTAINE…Auschwitz-I, le 8 juillet 1942. Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne. Coll. Mémoire Vive. Droits réservés.Amour, Gilbert, Baillon naît le 11 août 1902 à Chevry-Cossigny (Seine-et-Marne), fils de Pierre Baillon, 26 ans, bouvier, et de Jeanne Gauthereau, 38 ans, journalière. Ses parents se marient le 28 novembre 1903, ce qui officialise sa légitimation. Le 1er mars 1924, à la mairie de Rosendaël (Nord - 59), Amour Baillon épouse Hermance Fourmentel, née Figon le 5 juin 1902 à Aubry-du-Hainau (59). Ils ont trois enfants : André, né en 1924 à Rosendaël, Denise, née en 1929 à Senlis (Oise - 60) et Jacques, né en 1933 à Thourotte (60). Lors des dénombrements de population (recensement) de 1931 et 1936, la famille est domiciliée au 73, de la rue principale de Thourotte. Amour Baillon est ouvrier-boulanger chez Henri Vergne, au 22 rue de Paris à Gournay-sur-Aronde (60), à une vingtaine de kilomètres de son domicile. Adhérent du Parti communiste, Amour Baillon milite dans la cellule du PCF de Thourotte. Le 20 ou le 21 octobre 1941, probablement, il est arrêté à Thourotte, puis rapidement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise - 60), administré et gardé par la Wehrmacht (Frontstalag 122 - Polizeihaftlager). Il y est enregistré sous le matricule n° 1852, peu après Télesphore Lalouette (n° 1849) ; dernier des “45000” isariens. Le camp militaire de Royallieu en 1956.Au premier plan, en partant de la droite, les huit bâtimentsdu secteur A : « le camp des communistes ».En arrière-plan, la ville de Compiègne. Carte postale, coll. Mémoire Vive. Le 20 février 1942, le chef de la Feldkommandantur 580 à Amiens (Somme - 80) - ayant autorité sur les départements de la Somme et de l’Oise - insiste auprès du préfet de l’Oise, Paul Vacquier [1], afin que la fiche de chaque interné du Frontstalag 122