Wladyslaw Bigos naît le 24 juin 1905 à Dobra Nadzieja (Gute Hoffnung – Pologne), dans une famille de huit enfants.

Au moment de son arrestation, il est domicilié au 198, rue Émile-Heurteau (aujourd’hui rue des Pommiers), « troisième rangée » de la cité ouvrière de la Petit-Fin, à Homécourt (Meurthe-et-Moselle – 54). Il est voisin de Jean Krecioch, Jean Trzeciak et Victor Ziemkiewicz.

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Homécourt. Cité ouvrière de la Petite Fin et l’usine sidérurgique 
en arrière plan. Carte postale. Collection particulière. D.R.

Wladyslaw Bigos est célibataire.

Il est mineur de fer au puits du Fond de la Noue à Homécourt.

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Carte postale (années 1900). Collection Mémoire Vive.

Wladyslaw Bigos est arrêté à son domicile le 2 mars 1942, comme Boleslaw Ferenc et J. Trzeciak, probablement désigné en tant que « nationaliste polonais » ; à vérifier… À une date restant à préciser, il est transféré au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise – 60), administré et gardé par laWehrmacht (Frontstalag 122 – Polizeihaftlager).

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30. Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Wladyslaw Bigos est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 45248 (sa photo a été retrouvée et identifiée par comparaison avec un portrait civil).

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Auschwitz-I, le 8 juillet 1942. 
Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 
Oswiecim, Pologne. 
Collection Mémoire Vive. Droits réservés.

Wladyslaw Bigos meurt à Auschwitz le 23 août 1942, d’après les registres du camp.

Son nom est inscrit sur le Monument aux morts de Homécourt. La mention “Mort en déportation” est apposée sur son acte de décès (J.O. du 9-09-1987).

Des treize déportés “45000” de la commune, seul Jacques Jung est revenu.

Sources :

- Claudine Cardon-Hamet, Triangles rouges à Auschwitz, Le convoi politique du 6 juillet 1942, éditions Autrement, collection mémoires, Paris 2005, pages 74, 367 et 395. 
- Cl. Cardon-Hamet, Mille otages pour Auschwitz, Le convoi du 6 juillet 1942 dit des “45000”, éditions Graphein, Paris nov. 2000, page 117. 
- Raymond Falsetti, amicale des familles de déportés d’Homécourt (dossier de l’exposition de 2005, courrier 03-2009). 
- Association Mémoire du Pays de l’Orne, bulletin Pagus Orniensis n°10, page 27. 
- Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, site internet et moteur de recherche : remarks:zm.1942-08-23 w Auschwitz. 
- Site Mémorial GenWeb, relevé de Philippe Dezerville (01-2005).

MÉMOIRE VIVE

(dernière mise à jour, le 31-03-2009)

Cette notice biographique doit être considérée comme un document provisoire fondé sur les archives et témoignages connus à ce jour. Vous êtes invité à corriger les erreurs qui auraient pu s’y glisser et/ou à la compléter avec les informations dont vous dispose (en indiquant vos sources).

En hommage à Roger Arnould (1914-1994), Résistant, rescapé de Buchenwald, documentaliste de la FNDIRP qui a initié les recherches sur le convoi du 6 juillet 1942.