René, Louis, Besse naît le 14 mai 1923 à Créteil [1] (Seine / Val-de-Marne), fils de Louis Besse, maçon, et de Louise Madranges, son épouse, tous deux venus de Corrèze où leurs parents sont de petits agriculteurs. René voit le jour dans la maison que son père est en train d’achever sur un terrain acheté en commun par sa mère et sa tante, au 42-42 bis, rue Louise à Créteil, à proximité de la Marne, vers le quai du Rancy.

Vers cette époque, son père se met à son compte comme artisan, d’abord en association avec son beau-frère, puis tout seul. Sa mère travaille chez un fabricant de crayons, Marquise.

En 1936, à treize ans, René Besse commence à travailler. Il est imprimeur taille-doucier à la Société des procédés Serge Beaune (SPSB), avenue de Verdun, à Créteil.

Sportif, il est membre de l’équipe de football de l’Union sportive de cette ville (FSGT).

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René Besse, accroupi au centre, avec l’équipe
de football de l’Union sportive de Créteil.
© Droits Réservés.
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René Besse (à droite), footballeur
à l’Union sportive de Créteil.
© Droits Réservés.

Son père, auquel il lit L’Humanité Dimanche, est militant syndical. Deux de ses cousins influencent son engagement politique : Jean Vial et François Vigigniac, lequel part combattre en Espagne dans les brigades internationales.

À 15 ans et demi, dans la foulée de la victoire du Front populaire – il a versé sa tirelire comme soutien financier aux ouvriers grévistes -, René Besse adhère aux Jeunesses communistes. Membre du bureau de la JC de Créteil, il milite avec les jeunes Hervy (24 ans en 1939), Le Bihan (18 ans), Mapataud (17 ans) etMéniel (18 ans), de Créteil. Il fréquente aussi des militants plus âgés : Guy Camus, et également Alexandre Guillou, de Bonneuil (94).

Sous l’occupation, il imprime des tracts sur une ronéo dissimulée dans un local situé dans la rue où il habite.

Le 27 octobre 1940, son cousin Jean Vial, responsable fédéral du Parti communiste, échappe à une arrestation et vient le trouver pour lui demander de le remplacer sur une mission. Dans la nuit du 1er au 2 novembre (ou la veille…), lors d’un collage d’affiches à quatre heures du matin, rue de Brie, René Besse est surpris par des gendarmes de la brigade de Créteil avec son partenaire Paul Hervy. Quand ils veulent s’enfuir, la chaîne du vélo de celui-ci casse et P. Hervy est arrêté puis conduit au commissariat de Créteil, où les policiers veulent lui faire avouer qui est son complice. Pendant quatre heures, celui-ci résiste sous les coups, puis, estimant que René Besse a pu mettre ce temps à profit pour se mettre en sécurité, il parle. Le jeune René Besse – n’ayant pas su quelle conduite adopter – est arrêté le même jour à 10 heures sur son lieu de travail. Il est emmené à la Maison d’arrêt de la Santé, à Paris, puis à la section des mineurs de Fresnes [1] (94) où il fait la connaissance de Guy Môquet. Sous l’impulsion de celui-ci, ils lancent un vacarme dans la prison pour obtenir de pouvoir se doucher.

Le mardi 9 janvier 1941, René Besse comparaît avec Paul Hervy et René Lemoine, 18 ans, devant la 15e chambre du Tribunal correctionnel de la Seine. Alors que Paul Hervy est condamné à huit mois d’emprisonnement et Lemoine à 6 mois, René Besse est « rendu à sa famille en liberté surveillée » au bénéfice de l’âge. Il est assigné à Créteil avec un tuteur qui sera lui-même arrêté comme juif. L’imprimerie où il travaillait ayant fermé, il est embauché dans une entreprise de ferraillage. Après la fusillade de Châteaubriant, le 22 octobre – et à la demande de l’épouse du maire de Bonneuil [1] (94), Henri Arlès, alors déchu – il organise des collectes pour soutenir financièrement la Résistance en distribuant des photos de Guy Môquet.

Le 28 avril 1942, il est arrêté au domicile de ses parents par la gendarmerie allemande, appuyée par la police française – lors d’une grande vague d’arrestations (397 personnes) organisée par « les autorités d’occupation » dans le département de la Seine et visant majoritairement des militants du Parti communiste. Avec d’autres, il est conduit en camion d’abord à la mairie du 12e arrondissement, puis dans un vélodrome utilisé comme centre de regroupement (le Vel’D’Hiv ?). De là, les otages sont rapidement amenés en autobus à la gare du Nord pour être conduits en train au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht (Frontstalag 122 – Polizeihaftlager).

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La caserne de Royallieu après-guerre. Les huit premiers
bâtiments alignés à gauche sont ceux du quartier “A”,
désigné pendant un temps comme le “camp des communistes”.
À l’arrière plan, sur l’autre rive de l’Oise,
l’usine qui fut la cible de plusieurs bombardements
avec “dégâts collatéraux” sur le camp.
Carte postale. Collection Mémoire Vive.

Entre fin avril et fin juin 1942, René Besse est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. René Besse est dans le même wagon que Guy Camus et Alexandre Guillou. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30. Vers Laon (Aisne), René Besse jette un message qu’un cheminot transmet à sa mère.

transportaquarelle

Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet, René Besse est enregistré à Auschwitz sous le numéro 45240 (ce matricule sera tatoué sur son avant-bras gauche quelques mois plus tard).

Après l’enregistrement, les 1170 arrivants sont entassés pour la plupart dans deux pièces nues du Block 13 où ils passent la nuit.

Le lendemain, vers 7 heures, tous sont conduits à pied à Birkenau où ils sont répartis dans les Blocks 19 et 20.

Le 10 juillet, après l’appel général et un bref interrogatoire, ils sont envoyés au travail dans différents Kommandos. C’est là que René Besse perd de vue Paul Hervy ; celui-ci – « ne trouvant pas sa place au moment de l’appel » – est assommé par « un coup de crosse » et laissé sur le sol : René ne le revoit plus au retour du travail et pense qu’il est mort peu après. Lui-même est affecté dans un Kommando transportant des pièces de charpente pour la construction des Blocks.

Le 13 juillet – après cinq jours passés par l’ensemble des “45000” à Birkenau – René Besse est dans la moitié des membres du convoi qui est ramenée au camp principal (Auschwitz-I) après l’appel du soir.

Portail de l’entrée principale d’Auschwitz-I , le « camp souche ».
« Arbeit macht frei » : « Le travail rend libre »
Carte postale. Collection mémoire Vive.

Assigné successivement aux Blocks 5 et 15, il est affecté à la fabrication de caisses dans la menuiserie de la DAW (Deutsche AusrüstungsWerke, société SS, usine d’armement entre autres). Il travaille quelques semaines de jour, puis dans une équipe de nuit avec deux autres “45000” : Louis Brunet, de Boulogne (surnommé “La Biche” ou “Labiche”), et Maurice Courteaux, de la Courneuve. Cet atelier étant proche de la voie de chemin de fer, une nuit du début de l’année 1943, alors qu’il est affecté à l’évacuation des copeaux, René Besse entend les cris et plaintes des familles qui sont débarquées d’un train sur la “rampe des Juifs”.

Il voit Alexandre Guillou partir au Revier malgré le danger que cela représente, disant : « Je ne peux plus tenir : je vais à l’infirmerie ». Et aussi Guy Camus… Deux camarades de Bonneuil-Créteil.

En juillet 1943, comme les autres détenus politiques français d’Auschwitz (essentiellement les quelques 135 à 140 survivants des “45000”), il reçoit l’autorisation d’écrire (en allemand et sous la censure) à sa famille et d’annoncer qu’il peut recevoir des colis.

À la mi-août, il est parmi les “politiques” français rassemblés (entre 120 et 140) et mis en “quarantaine” au premier étage du Block 11, la prison du camp, pour une “quarantaine”. Exemptés de travail et d’appel extérieur, les “45000” sont témoins des exécutions massives de résistants, d’otages polonais et tchèques et de détenus du camp au fond de la cour fermée séparant les Blocks 10 et 11. Il fait partie d’un groupe de partage de colis, en recevant au moins trois de sa famille (pain, bœuf séché, succédané de chocolat et cigarettes “Celtiques” ; un sacrifice de son père, grand fumeur). Dans son groupe, Georges Brunet se distingue encore par l’humour avec lequel il remonte le moral de ses camarades.

Le 12 décembre, à la suite de la visite du nouveau commandant du camp, le SS-ObersturmbannführerArthur Liebehenschel, et après quatre mois de ce régime qui leur a permis de retrouver quelques forces, ils sont renvoyés pour la plupart dans leurs Blocks et Kommandos d’origine. D’autres, comme René Besse, voient leur qualification reconnue et utilisée. Avec trois “45000” – Louis (Marcel ?) Faure, d’Issy-les-Moulineaux, imprimeur de profession, Clément Brioude, de Bagneux, et Marcel Klaus, de Nancy – il est affecté à l’imprimerie du camp (Drukerei), où la température est maintenue à un niveau suffisant pour garantir la qualité de l’encre et du papier. Ils sont assignés au Block 23.

À la fin de l’été 1944, René Besse est parmi les trente-six “45000” qui restent à Auschwitz, alors que les autres sont transférés vers d’autres camps.

Le 13 septembre, un avion allié lâche des bombes qui tombent sur l’atelier des tailleurs et des cordonniers, situé à proximité de l’imprimerie. René Besse va dégager le seul survivant sur un Kommando de 50 détenus. Il porte sur son dos, depuis les ateliers jusqu’à l’entrée du camp, ce détenu juif polonais qui a une jambe brisée. Soigné, celui-ci lui apportera une boule de pain quelques mois plus tard sur son lieu de travail et le reconnaîtra à Paris en juillet 1945, lors d’un défilé auquel René Besse participe comme déporté.

En novembre 1944, les détenus imprimeurs sont remplacés par un groupe de femmes venues de Katowice. Appuyé par son camarade Raymond Saint-Lary, René Besse entre au garage bien qu’il n’ait aucune expérience. Affecté au nettoyage des camions (“washraum”), il peut y trouver quelques pommes de terre et des rutabagas restés collés dans leur gangue de terre.

Le 17 janvier 1945, au moment de l’évacuation des camps et Kommandos d’Auschwitz, André Faudry, de Saint-Maur, lui propose d’attendre avec lui l’arrivée de l’Armée rouge en se dissimulant dans des soutes à charbon. Mais René Besse refuse, craignant l’explosion des grandes quantités de carburant (méthanol) qui ont été déversées au garage voisin. Il est alors incorporé dans une colonne de 2000 détenus évacués, d’abord à pied – une centaine de kilomètres en deux jours – vers la frontière Slovaque. À Loslau, après une marche de la mort dans le froid et la neige, ils ne sont plus que quelques centaines à monter dans un train à destination du camp de Gross-Rosen.

Là, les douze “45000” évacués s’ajoutent à la trentaine de “45000” transférés l’été précédent. Pourtant, lors des quelques semaines passés dans ce camp, René Besse ne rencontre aucun camarade déporté avec lui.

À la mi-février, René Besse est parmi les quinze “45000” évacués vers le complexe de Dora-Mittelbau dans des wagons découverts. Leur voyage meurtrier sous la neige dure cinq jours.

René Besse est affecté au sous-camp de Nordhausen, où il retrouve Roger Abada et Pierre (“Pierrot”) Monjault, de Maisons-Alfort. Avec ce dernier, ils dorment sur la même paillasse. Avec un jeune déporté polonais avec lequel ils font équipe, ils partagent également la nourriture qu’ils peuvent trouver, en nettoyant les Blocks des SS par exemple.

Au printemps, René Besse, affamé, échange avec un travailleur civil allemand, une boule de pain contre les bonnes chaussures qu’il s’était procurées au moment du départ d’Auschwitz. Pierre Monjault l’aide à en trouver d’autres, du même pied mais suffisamment larges.

Le 3 avril, avec ce dernier, ils profitent d’un bombardement allié (bombes incendiaires au phosphore) pour aller se nourrir dans les cuisines du camp, dévastées ; ils y trouvent notamment du lait chaud. Lors d’une deuxième vague de bombardement, ils se perdent de vue. Mais chacun en profite pour s’échapper. René est blessé à la tête et saigne abondamment. Après une longue marche et à bout de force, il s’abrite dans une ancienne baraque de tir située sur une colline, près de la ville de Whillem. Au bout de quelques heures, dix camarades s’y réfugient, déportés et STO. La plupart sont blessés et trois meurent le premier jour. La nuit, les trois plus valides, dont René Besse, vont déterrer des plans de pommes de terre dans les champs alentour.

Le 13 avril, les survivants sont libérés par une jeep de l’armée américaine. Dans celle-ci, le lieutenant est un Français engagé dans l’US Army à Dakar après avoir été libéré d’une prison espagnole en échange de sacs de farine : René Besse et lui pleurent dans les bras l’un de l’autre. Comme il reste une seule place dans le véhicule et que René Besse est le seul transportable, il part aussitôt avec eux.

Avec d’autres détenus libérés, il est d’abord conduit dans un ancien théâtre de Nordhausen. Là, il se nourrit sans précaution et manque en étouffer ; ce qui arrive à certains de ses camarades. Ils sont ensuite amenés au camp de Dora et, enfin, une dizaine de jours après, sur l’aérodrome de Nordhausen, épargné par les bombardements. Le 23 avril, dix-huit DC4, appareils de parachutage, viennent chercher environ 400 Français : prisonniers de guerre, requis du STO, et… deux déportés.

À l’arrivée sur l’aéroport du Bourget, René Besse est interrogé par une journaliste américaine. Puis tous sont amenés à l’hôtel Lutétia où René partage sa chambre avec un Alsacien déporté.

L’hôtel Lutetia, à Paris 6e. Siège de l’Abwehr (service de renseignements de l’état-major allemand) sous l’occupation. Centre d’accueil des déportés au printemps-été 1945. Carte postale, années 1940-1950. Collection Mémoire Vive.

L’hôtel Lutetia, à Paris 6e. Siège de l’Abwehr (service de renseignements de l’état-major allemand) sous l’occupation.
Centre d’accueil des déportés au printemps-été 1945. Carte postale, années 1940-1950. Collection Mémoire Vive.

Il fait téléphoner au café-tabac situé à côté du domicile de ses parents et ceux-ci arrivent rapidement, accompagnés de son cousin Jean (qui culpabilisait d’avoir été à l’origine de son arrestation). Alors que René Besse déjeune à l’office avec le personnel, sa mère passe devant lui sans le voir, puis le reconnaît à cause d’une ancienne cicatrice : « C’est mon gars ! ». Il voit pleurer son père pour la première fois. Cependant, il ne peut pas rentrer tout de suite avec eux : à la gare d’Orsay, les services secrets l’interrogent d’abord sur la construction des VI et V2 à Dora.

Revenu chez lui, il est encore soigné (des piqûres deux fois par jour). Il reçoit rapidement la visite des familles de déportés de Créteil, auxquelles il n’arrive pas à dire la vérité. Mais, invité à intervenir dans un meeting organisé à l’occasion d’élections locales, on insiste pour qu’il témoigne publiquement sur la mort des cinq “45000” de Créteil, ce qu’il fait à contrecœur et qui déclenche effectivement les pleurs des familles présentes dans la salle. Cette situation douloureusement vécue l’amènera ensuite à refuser toute forme d’instrumentalisation.

Pendant plusieurs mois, René Besse continue à porter comme couvre-chef le dernier calot – «  Mütze » – qu’il a reçu dans les camps. Mais il le perd quand celui-ci tombe à l’eau un jour de grand vent alors qu’il faitdu vélo le long de la Marne.

En juillet 1945, Pierre Monjault – perdu de vue lors de leur évasion de Nordhausen et dont il est sans nouvelle – vient frapper à sa porte. Puis ce sont les retrouvailles avec André Faudry, resté caché à Auschwitz au moment de l’évacuation et qui est revenu par Odessa. Enfin, vingt ans plus tard, il reconnaît Georges Brunet (la Biche) au bar d’un restaurant où se fête le mariage de sa sœur.

À sa retraite, René Besse va s’installer dans le Limousin d’où étaient originaires ses parents.

Il est homologué dans la Résistance intérieure française (RIF) avec le grade d’adjudant-chef et a reçu la carte de “Déporté Résistant” (7-09-1964). Titulaire de la Médaille Militaire, il est promu chevalier, puis officier de la Légion d’honneur (5-12-1989).

Entre 1998 et 2005, il accompagne plusieurs voyages organisés par Mémoire-Vive à Auschwitz.

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René Besse (à gauche) et Lucien Ducastel (45491) à Auschwitz,
accompagnant un voyage organisé par Mémoire Vive,
le 26 avril 2005. Droits réservés.
Collection Mémoire Vive – Catherine Dubois

Avec le soutien des membres de l’Association pour la Fondation de la Mémoire de la Déportation de la Haute-Vienne (AFMD), il témoigne dans les établissements scolaires et autres lieux.

En avril 2004, des professeurs du lycée Maryse-Bastié de Limoges lui demandent d’intervenir devant les élèves. L’authenticité de son récit bouleverse si profondément les jeunes et l’équipe éducative de l’établissement que le conseil d’administration du lycée vote l’attribution de son nom à la salle d’amphithéâtre qui a accueilli son témoignage. La salle est baptisée le jour anniversaire de la libération d’Auschwitz, en janvier 2006.

René Besse décède le 26 novembre 2013.

Sources :

- René Besse : conférences du 27 janvier 2006 à Limoges (lycée Maryse Bastié et médiathèque), entretien téléphonique et réponses à questionnaire (janvier 2007).
- René Besse : entretien filmé par Gilbert Lazaroo (13-06-1998).
- Laurent Lavefve, Mille et neuf jours, René Besse, la force d’un résistant déporté, Les Ardents Éditeurs, Limoges avril 2009, ISBN : 978-2-917032-13-8.
- Association de Sauvegarde d’Auschwitz (TONO), bulletin n° 42-43, édition spéciale pour le 60e anniversaire de l’arrivée du convoi du 6 juillet 1942, Varsovie, décembre 2002, pages 78 à 87.
- Claudine Cardon-Hamet, Triangles rouges à Auschwitz, Le convoi politique du 6 juillet 1942, Éditions Autrement, collection mémoires, Paris 2005, pages 308 et 309, 350 et 351, 387 et 395.
- Lucie Kerjolon, transcription du témoignage de Pierre Montjault, Quatre années de souffrance pour rester français (validée le 23-07-1984), cahier dactylographié, 70 pages, Maisons-Alfort, p. 54.
- Archives de la préfecture de police de Paris, cartons “occupation allemande” : BA ? (…).
- Archives nationales, correspondance de la Chancellerie sur des procès pour propagande et activité communistes, BB18 7042.
- Archives de Paris, archives judiciaires, jugement correctionnel du samedi 8 février 1941, cote D1u6-3705.

MÉMOIRE VIVE

(dernière mise à jour, le 26-11-2013)

Cette notice biographique doit être considérée comme un document provisoire fondé sur les archives et témoignages connus à ce jour. Vous êtes invité à corriger les erreurs qui auraient pu s’y glisser et/ou à la compléter avec les informations dont vous disposez (en indiquant vos sources).

En hommage à Roger Arnould (1914-1994), Résistant, rescapé de Buchenwald, documentaliste de la Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP) qui a initié les recherches sur le convoi du 6 juillet 1942.

[1] Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964, cette commune fait partie du département de la Seine, qui inclut Paris et de nombreuses villes de la “petite couronne”, dont la “ceinture rouge” des municipalités dirigées par des maires communistes (transfert administratif effectif en janvier 1968).