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Auschwitz-I, le 8 juillet 1942.
Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau,
Oświęcim, Pologne.
Coll. Mémoire Vive. Droits réservés.

Raoul, Gabriel, Bonnamy naît le 4 août 1907 à Palaiseau [1] (Essonne – 91).

Veuf ou divorcé, il est père d’un enfant. Le 29 novembre 1930 à Palaiseau, il épouse Marguerite, Joséphine, Chameroy, née le 21 février 1899 dans cette commune, elle-même divorcée d’un premier mariage contracté en 1921.

Au moment de son arrestation, Raoul Bonnamy est domicilié au 39, route (ou rue) de Corbeil à Palaiseau.

Entre avril 1937 et août 1939, il est garçon de salle d’hôpital. Agent temporaire, il n’effectue « que des remplacements dans divers hôpitaux, totalisant vingt-deux mois de service », en dernier lieu à l’hôpital Necker, à Paris 15e.

La police française le désigne comme un « militant communiste très actif, […] gérant du journal communiste de Palaiseau, “Le Drapeau Rouge”, dont il [est] aussi le rédacteur, l’imprimeur et le distributeur… ». Il est également désigné comme secrétaire de la cellule de Palaiseau.

Dès le 26 août 1939, Raoul Bonnamy est mobilisé comme sergent au dépôt d’infanterie n° 74 à Chaumont (Haute-Marne). Il est ensuite affecté comme sergent-instructeur à un peloton préparatoire d’élèves officiers de réserve (EOR) à Humes, près de Langres (52). Une note de la police français mentionne pourtant qu’un procès verbal lui est dressé le 3 octobre 1939 pour distribution de tracts communistes (?). Le 12 décembre, il est désigné comme cadre-instructeur au centre d’instruction divisionnaire n° 13 en Alsace. Le 1er février 1940, il occupe les fonctions de sergent-chef auprès d’un peloton d’élèves caporaux et d’élèves sous-officiers.

Le 24 mai, son unité part combattre dans la Somme et il est versé au 21e régiment d’infanterie et affecté à la G.A.B. 3 (?).

Le 28 mai à Laferrière (Somme), il légèrement blessé par une balle de mitraillette à la jambe gauche, refusant d’être évacué. Lors de la débâcle, il protège la retraite avec un petit groupe de combattants jusqu’au 15 juin à Longpont près de Monthléry (Essonne), où il est de nouveau blessé par un éclat de grenade allemande dans le genou gauche. D’abord évacué sur un hôpital de Châteauroux (Indre), il est opéré dans un établissement de Montpellier (Hérault – 34) le 27 juin. Il est envoyé en convalescence à l’hôpital héliomarin de Sète (34) du 5 juillet au 11 août. Il est démobilisé à Albi (Tarn) le 13 août.

Raoul Bonnamy revient chez lui le 22 août. Marchant difficilement, il soigne sa jambe pendant plus d’un mois.

Interrogé par le commissaire de circonscription de Palaiseau après que les organisations communistes aient été interdites (date à vérifier : était-ce au cours d’une permission ou après sa démobilisation ?), « il [se refuse] à indiquer où [sont] cachés la ronéo et la machine à écrire du Parti », ce qui en évite la saisie.

Le 11 octobre, quand il est remis de sa blessure, Raoul Bonnamy reprend son travail à l’hôpital Necker, sans que sa hiérarchie ne constate « aucune activité particulière extra-professionnelle ».

Le 21 octobre, Raoul Bonnamy est arrêté par la police française sur décision du préfet de Seine-et-Oise pour distribution de tracts. Bien que son arrestation ait eu lieu dans le cadre d’une “opération judiciaire”, il est laissé “en liberté” par le Parquet.

Il est néanmoins interné administrativement [le 26 octobre ?] au “centre de séjour surveillé” (CSS) d’Aincourt (Seine-et-Oise / Val-d’Oise), créé au début du même mois dans les bâtiments réquisitionnés d’un sanatorium isolé en forêt afin d’y enfermer des hommes connus de la police pour avoir été militants communistes avant-guerre.

Aincourt. Le sanatorium de la Bucaille. Au premier plan,  le pavillon qui fut transformé en camp d’internement.  Carte postale oblitérée en 1958. Coll. Mémoire Vive.

Aincourt. Le sanatorium de la Bucaille. Au premier plan, le pavillon qui fut transformé en camp d’internement.
Carte postale oblitérée en 1958. Coll. Mémoire Vive.

Dès le 2 novembre, Raoul Bonnamy écrit au préfet de Seine-et-Oise et au président de la Commission de vérification pour demander sa mise en liberté afin de rejoindre sa famille dont il vient d’être séparé pendant un an. Le 14 décembre, le préfet prie le directeur du CSS de notifier à trois internés dont Raoul Bonnamy et Eugène Bocquillon « que leur demande n’est susceptible d’aucune suite ».

Le 30 mars 1941, Marguerite Bonnamy écrit au préfet de Seine-et-Oise pour solliciter l’autorisation de rendre visite à son mari, avec la mère de celui-ci, à l’occasion des fêtes de Pâques. Elle mentionne que sa propre mère est décédée un mois plus tôt : « les émotions successives qu’elle a eu l’an dernier : la guerre, les perquisitions des inspecteurs, notre maison en partie démolie le 3 juin, l’arrivée des Allemands et l’arrestation de [son gendre] ont contribué grandement, d’après le docteur, à hâter sa fin ». Elle demande également un réexamen du dossier de son mari.

Le 1er mai, elle revient à la charge en soulignant une contradiction : Raoul Bonnamy ayant été arrêté « d’après un décret de Monsieur Paul Raynaud visant les individus dangereux et suspects », elle affirme « ne pas comprendre pourquoi, après sa conduite au front, [son] mari, titulaire de la Croix de guerre, est jugé individu dangereux ». Elle conclue : « J’ose espérer, Monsieur le préfet, que vous voudrez bien prendre ma demande en considération en rendant à un soit-disant individu dangereux la liberté en tenant compte qu’il n’a pas hésité à verser son sang pour son pays ».

L’administration du camp censure la correspondance de Raoul Bonnamy à plusieurs reprises « en raison des propos subversifs qu’elle [contient] » ; y compris le courrier reçu. Le 9 avril, son épouse lui écrit : « J’ai reçu une lettre du percepteur. Ça me dégoûte de voir ça. Quand je pense à tous ces embusqués qui ont touché leur mois pendant la guerre et que ceux qui se sont battus soient encore obligés de payer. Pourtant, je crois que je les ai assez payées les contributions. Ce n’est pas avec le linge et la nourriture que l’on te donnait que tu aurais pu tenir le coup. Enfin, heureusement que je n’ai pas de fils. En tout cas, je ne lui apprendrais pas d’être patriote. Je ferais comme mes collègues d’ici : Vive la France avec la peau des autres. Je suis une révoltée, mais avoue qu’il y a de quoi. Et puis, si tu étais là, mes idées seraient certainement meilleures ».

Lors d’une audition [réalisée entre le 9 et le 13 mai ?], le directeur du Centre d’Aincourt, commissaire spécial de police, interroge Raoul Bonnamy sur l’emplacement de la fameuse ronéo, suivant la proposition du commissaire de Palaiseau considérant que « …s’il donnait des informations permettant [d’en réaliser la saisie], ce geste pourrait être considérée comme une preuve de sa désapprobation de l’activité actuelle de l’ex-parti communiste ». Le militant répond « que la ronéo et la machine à écrire du parti avaient été enlevés de son domicile au début de la guerre […] pour être transférées au siège de la région : Boulogne-Billancourt » : ce qui est plausible, puisqu’il ne pouvait lui-même utiliser cet équipement, étant mobilisé.

Le 27 juin 1941, Raoul Bonnamy fait partie d’un groupe de 88 internés communistes de Seine-et-Oise – dont 32 futurs “45000” – remis aux “autorités d’occupation” et conduits à l’Hôtel Matignon, à Paris, – alors siège de la Geheime Feldpolizei – où ils sont rejoints par d’autres détenus, arrêtés le même jour et les jours suivants dans le département de la Seine [2]. Tous sont ensuite menés au Fort de Romainville (sur la commune des Lilas – 93), élément du Frontstalag 122. Considérés comme étant en transit, ils ne sont pas enregistrés sur les registres du camp [3].

Trois jours plus tard, les hommes rassemblés sont conduits à la gare du Bourget (Seine-Saint-Denis – 93) et transférés au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise – 60), administré et gardé par laWehrmacht (Polizeihaftlager). Pendant la traversée de la ville, effectuée à pied entre la gare et le camp, la population les regarde passer « sans dire un mot, sans un geste. Tout à coup nous entonnons La Marseillaise et crions “Des Français vendus par Pétain” » [4].

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Le camp vu depuis le mirador central.
Les “politiques français” étaient dans le secteur constitué
par la ligne de bâtiments de gauche (“camp communiste”)
Photo Hutin, Compiègne, carte postale. Droits réservés.

Le service de censure de l’administration du camp d’Aincourt lit systématiquement la correspondance des détenus et y relève toutes les informations concernant leur état d’esprit à titre individuel ou collectif. Le 12 juillet 1941, après l’invasion de l’URSS par le Reich, le directeur du centre de séjour surveillé adresse un rapport au préfet de Seine-et-Oise avec plusieurs extraits des lettres interceptées en lui faisant « connaître que, depuis la guerre germano-soviétique, [il] communique tous les matins, à Laurent Darnar, la presse parisienne. Ce dernier fait un extrait succinct et objectif des informations que[le directeur fait] afficher ensuite à l’intérieur du Centre. Ce procédé représente l’avantage de [lui] éviter toute critique personnelle dans la rédaction de ce communiqué et a fini de discréditer complètement l’interné Laurent Darnar aux yeux de ses anciens camarades… ». Le 18 octobre, le chef de camp poursuit son enquête sur les convictions des détenus. « Restants persuadés que les communiqués et informations qui leur parviennent sont erronés, ils demeurent convaincus que l’avenir leur sera favorable et que leur libération reste proche. Cet état d’esprit n’est d’ailleurs pas particulier aux seuls internés d’Aincourt, dont les familles elles-mêmes partagent les mêmes dispositions. Enfin, des lettres parvenues d’autres camps prouvent également cette même mauvaise foi devant l’évidente défaite russe. » Il transmet encore au préfet de Seine-et-Oise des extraits de lettres, dont celle envoyée par Bonnamy, « de Compiègne », à Jean-Marie Hamon, de Palaiseau : « Boudou [?] est toujours avec moi, nous couchons côte à côte et il vous envoie bien le bonjour en attendant la libération qui viendra… ».

Dix mois après l’arrivée de Raoul Bonnamy au Frontstalag 122, le 5 mai, le préfet de Seine-et-Oise transmet au Conseiller supérieur d’administration de guerre [sic] de la Feldkommandantur 758 de Saint-Cloud une liste d’anciens internés d’Aincourt à la libération desquels il oppose un avis défavorable – « renseignements et avis formulés tant par [ses] services de police que par le directeur du centre de séjour surveillé » ; liste accompagnée de « notes » individuelles avec copie traduite en allemand, dont celle concernant Raoul Bonnamy (« La libération de cet individu n’est pas opportune »).

Entre fin avril et fin juin 1942, celui-ci est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

Les deux wagons à bestiaux du Mémorial de Margny-les-Compiègne, installés sur une voie de la gare de marchandise d’où sont partis les convois de déportation. © Cliché M.V.

Les deux wagons à bestiaux du Mémorial de Margny-les-Compiègne,
installés sur une voie de la gare de marchandise
d’où sont partis les convois de déportation. © Cliché M.V.

Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Raoul Bonnamy est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 45271 (sa photo d’immatriculation a été retrouvée).

Portail de l’entrée principale d’Auschwitz-I , le « camp souche ».  « Arbeit macht frei » : « Le travail rend libre »  Carte postale. Collection mémoire Vive. Photo : Stanislas Mucha.

Portail de l’entrée principale d’Auschwitz-I , le « camp souche ».
« Arbeit macht frei » : « Le travail rend libre »
Carte postale. Collection mémoire Vive. Photo : Stanislas Mucha.

Après l’enregistrement, les 1170 arrivants sont entassés dans deux pièces nues du Block 13 où ils passent la nuit.

Le lendemain, vers 7 heures, tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau où ils sont répartis dans les Blocks 19 et 20. Le 10 juillet, après l’appel général et un bref interrogatoire – au cours duquel Raoul Bonnamy se déclare sans religion (Glaubenslos) -, ils sont envoyés aux travail dans différents Kommandos.

Le 13 juillet – après cinq jours passés par l’ensemble des “45000” à Birkenau – Raoul Bonnamy est dans la moitié des membres du convoi qui est ramenée au camp principal (Auschwitz-I) après l’appel du soir.

Pendant un temps, il est assigné au Block 16. Du 1er au 17 mars 1943, il est inscrit sur le registre du Block20 (contagieux) de l’ “hôpital” d’Auschwitz.

Le 8 juin, il est présent au Block 19 (“convalescents”). Il subit plusieurs examens radiographiques dont le dernier le 16 juin.

Raoul Bonnamy meurt à Auschwitz le 8 juillet 1943, selon les registres du camp ; un an après l’arrivée du convoi. Motif inscrit sur l’acte de décès : « Pleurésie ».

Après l’évasion de dix-neuf responsables communistes du camp de Compiègne dans la nuit du 21 au 22 juin 1942, Marguerite Bonnamy héberge René Renard [5], le détenu évadé qui a réalisé l’installation électrique du tunnel, venu frapper à sa porte sur la recommandation de son mari.

Après une « mise au vert », René Renard contacte le Parti communiste clandestin et sa branche armée des Francs tireurs et partisans (FTP). Il est affecté dans la région P5, sous les ordres de Roger Linet (lui-même sous les ordres de Rol-Tanguy), en tant que responsable du matériel armé. Marguerite Bonnamy devient son agent de liaison, sous sa responsabilité.

Le vendredi 15 janvier 1943, tous deux vont chercher du ravitaillement (légumes et charcuterie) chez l’épouse de Robert Levaché à Marcoussis. Sur place, ils retrouvent André Tollet et Maurice Léonard, deux autres résistants communistes évadés en même temps de Compiègne. Les personnes rassemblées se régalent d’un lapin cuisiné par la maîtresse de maison. Dans la soirée suivant leur retour au pavillon de Palaiseau, Marguerite Bonnamy et René Renard sont arrêtés par des inspecteurs de la Brigade spéciale “anti-terroriste” (BS 2).

Ils sont conduits à la Maison d’arrêt de Fresnes (Seine / Val-de-Marne) [5].

Le 31 janvier 1944, Marguerite Bonnamy est déportée dans le transport de 959 femmes parti de Compiègne et arrivé le 3 février au KL Ravensbrück (matr. 27067). Transférée au Kommando de Zwodau, dépendant du KL Flossenbürg, elle y est libérée en mai 1945.

À une date restant à préciser, le Conseil municipal de Palaiseau donne le nom de Raoul Bonnamy à une place de la commune située sur l’avenue de Stalingrad. Celui-ci est également inscrit sur le monuments aux morts, situé dans le cimetière communal, parmi les déportés, ainsi que celui de son épouse « Bonnamy-Chameroy M. », décédée le 18 octobre 1985 à Longjumeau, titulaire de la médaille de Combattant volontaire de la Résistance et de la médaille de la Déportation.

La mention “Mort en déportation” est apposée sur l’acte de décès de Raoul Bonnamy (J.O. du 30-09-1987).

Sources :
- Claudine Cardon-Hamet, Triangles rouges à Auschwitz, Le convoi politique du 6 juillet 1942, éditions Autrement, collection mémoires, Paris 2005, pages 380 et 396.
- André Tollet, Le souterrain, éditions sociales, collection Souvenir, Paris 1974, pages 154 à 157.
- Sachso, Amicale d’Orianenburg-Sachsenhausen, Au cœur du système concentrationnaire nazi, Collection Terre Humaine, Minuit/Plon, réédition Pocket, mai 2005, page 36 (sur le transfert depuis Aincourt des 88 de Seine-et-Oise, fin juin 1941).
- Gérard Bouaziz, La France torturée, collection L’enfer nazi, édité par la FNDIRP, avril 1979, page 262 (sur les arrestations du 27 juin 1941).
- Archives départementales des Yvelines (AD 78), Montigny-le-Bretonneux, centre de séjour surveillé d’Aincourt ; cotes 1w71, 1w74, 1w76, 1w80 (relations avec les autorités allemandes), 1w93 (dossier individuel), 1w277 (Liste des 88 internés d’Aincourt remis les 27 juin 1941 à la disposition des autorités d’occupation) ; et recherches parallèles de Claude Delesque.
- Death Books from Auschwitz, Remnants, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, K.G.Saur, 1995 ; relevé des registres (incomplets) d’actes de décès du camp d’Auschwitz dans lesquels a été inscrite, du 27 juillet 1941 au 31 décembre 1943, la mort de 68 864 détenus pour la plupart immatriculés dans le camp (sans indication du numéro attribué), tome 2, page 117 (25115/1942).
- Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne, Bureau d’information sur les anciens prisonniers (Biuro Informacji o Byłych Więźniach) ; relevé dans les archives (01-2009).
- Site Mémorial GenWeb, 91-Orsay, relevé de Véronique Pagnier (2002).
- Concernant Marguerite Bonnamy : Thomas Fontaine, Guillaume Quesnée, Livre-Mémorial de la FMD, I.115, tome 2, pages 162-163, 168.
- Concernant Marguerite Bonnamy : Archives départementales de l’Essonne (AD91), site internet, archives en ligne, registre des naissances de Palaiseau pour l’année 1899, acte n° 11, vues 35-36/178.
- Concernant René Renard : Guillaume Quesnée, Livre-Mémorial de la FMD, I.175, tome 2, pages 995-999.
- Éric Postat, petit-fils de René Renard (messages 03-2013).

MÉMOIRE VIVE

(dernière mise à jour, le 26-03-2013)

Cette notice biographique doit être considérée comme un document provisoire fondé sur les archives et témoignages connus à ce jour. Vous êtes invité à corriger les erreurs qui auraient pu s’y glisser et/ou à la compléter avec les informations dont vous disposez (en indiquant vos sources).

En hommage à Roger Arnould (1914-1994), Résistant, rescapé de Buchenwald, documentaliste de la FNDIRP qui a initié les recherches sur le convoi du 6 juillet 1942.

[1] Palaiseau : jusqu’à la loi du 10 juillet 1964, cette commune fait partie du département de la Seine-et-Oise (transfert administratif effectif en janvier 1968).

[2] Les 88 internés de Seine-et-Oise. Le 26 juin 1941, la Feldkommandantur 758 de Saint-Cloud transmet au préfet du département de Seine-et-Oise – « police d’État » -, cinq listes pour que celui-ci fasse procéder le lendemain à l’arrestation de resso