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Auschwitz-I, le 8 juillet 1942. 
Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 
Oświęcim, Pologne. 
Collection Mémoire Vive. Droits réservés.

Paul, Charles, Chenel (ou Chénel) naît le 2 septembre 1921 à Varangeville (Meurthe-et-Moselle – 54).

Au moment de son arrestation, il est domicilié à Pannes, 7 km à l’ouest de Montargis (Loiret – 45) ; son adresse reste à préciser.

Paul Chenel est ouvrier à l’usine de caoutchouc Hutchinson de Châlette-sur-Loing, au lieu-dit Langlée, comme Gustave Nourry.

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L’usine Hutchinson de Langlée. 
Carte postale oblitérée en 1932. Coll. Mémoire Vive.

Le 10 février 1941, Paul Chenel est arrêté comme communiste puis finalement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise – 60), administré et gardé par la Wehrmacht (Frontstalag 122 -Polizeihaftlager) ; il s’y trouve le 31 décembre 1941.

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

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Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Paul Chenel est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 45365.

Le 9 février 1943, son nom est inscrit sur un registre de l’infirmerie.

On ignore la date exacte de sa mort à Auschwitz ; probablement avant la mi-mars 1943 [1]. Il a 21 ans.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Pannes, situé à côté de l’église.

Sources :

- Roger Arnould, article paru dans le journal de la FNDIRP, Le Patriote Résistant, n° 511, mai 1982. 
- Claudine Cardon-Hamet, Triangles rouges à Auschwitz, Le convoi politique du 6 juillet 1942, éditions Autrement, collection mémoires, Paris 2005, pages 127 et 128, 365 et 399. 
- Cl. Cardon-Hamet, Mille otages pour Auschwitz, Le convoi du 6 juillet 1942 dit des “45000”, éditions Graphein, Paris nov. 2000, page 516. 
- Mémorial de la Shoah, Paris, site internet, archives du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) doc. IV-198. 
- Site Mémorial GenWeb, 45-Pannes, relevé de Éric Louis (06-2005).

MÉMOIRE VIVE

(dernière mise à jour, le 13-02-2008)

Cette notice biographique doit être considérée comme un document provisoire fondé sur les archives et témoignages connus à ce jour. Vous êtes invité à corriger les erreurs qui auraient pu s’y glisser et/ou à la compléter avec les informations dont vous disposez (en indiquant vos sources).

En hommage à Roger Arnould (1914-1994), Résistant, rescapé de Buchenwald, documentaliste de la FNDIRP qui a initié les recherches sur le convoi du 6 juillet 1942.

[1] Différence de date de décès avec celle inscrite sur les actes d’état civil en France : Dans les années qui ont suivi la guerre, devant l’impossibilité d’obtenir des dates précises de décès des déportés, mais soucieux d’établir les documents administratifs nécessaires pour le versement des pensions aux familles, les services français d’état civil – dont un représentant officiait au ministère des Anciens combattants en se fondant sur diverses sources, parmi lesquelles le témoignage approximatif des rescapés – ont très souvent fixé des dates fictives : le 1er, le 15, le 30, le 31 du mois, voire le jour (et le lieu !) du départ.

S’agissant de Paul Chenel, c’est le 15 novembre 1942 qui a été retenu pour certifier son décès. Leur inscription sur les registres d’état civil rendant ces dates officielles, certaines ont quelquefois été gravées sur les monuments aux morts.