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Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. 
Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Marcel, Raphaël, Wolff naît le 9 octobre 1897 à Épinal (Vosges – 88), fils d’Abraham Wolff, 30 ans, négociant, et de Pauline Moch, son épouse, domiciliés au 4, rue Dechalle.

Considérant son âge, il devrait avoir été mobilisé au cours de la guerre 1914-1918 (à vérifier…). Le nommé Georges Wolff, d’Épinal, mort pour la France, est-il un parent ?

Au moment de son arrestation, Marcel Wolff est domicilié à Épinal (Vosges – 88) ; son adresse reste à préciser.

Sa profession reste à préciser.

À des dates et pour un motif restant à préciser, Marcel Wolff est arrêté puis finalement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise – 60), administré et gardé par la Wehrmacht (Frontstalag 122 -Polizeihaftlager).

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler). Marcel Wolff est déporté comme otage juif.

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

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Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Marcel Wolff est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 46314 (sa photo d’immatriculation n’a pas été retrouvée). Il est inscrit comme Juif.

Il meurt à Auschwitz le 10 août 1942, d’après les registres du camp ; un mois après l’arrivée de son convoi, le même jour que dix-neuf autres “45000”.

Marcel Wolff est déclaré “Mort pour le France” à Compiègne en avril 1942, suivant le jugement rendu par le Tribunal civil d’Épinal en date du 18 juin 1947.

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Le Mémorial de la Shoah, au 17 rue Geoffroy-l’Asnier à Paris 4e. 
À gauche, panneau du Mur des noms pour les déportés 
de l’année 1942 avec les « noms modifiés et identifiés 
depuis l’achèvement du mur
 » (janvier 2005). 
De nombreux otages juifs du convoi du 6 juillet 1942 
y ont été ajoutés ensuite… Photo Mémoire Vive.
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Inscrit sur le Mur des noms…

Un nommé Marcel Wolff est inscrit sur le Monument aux morts d’Épinal comme “militaire” sans autre précision : s’agit-il d’un homonyme ? Une nommée Jeanne Wolff est également inscrite comme (victime) “civile”.

Sources :

- Claudine Cardon-Hamet, Triangles rouges à Auschwitz, Le convoi politique du 6 juillet 1942, éditions Autrement, collection mémoires, Paris 2005, pages 380 et 423. 
- Archives départementales des Vosges, archives en ligne, état civil d’Épinal, registre des naissances de l’année 1897, acte 486 (cote 10NUM102946/4E162/75, vue 3/30). 
- Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne, Bureau d’information sur les anciens prisonniers (Biuro Informacji o Byłych Więźniach) ; registre d’appel avec la liste des détenus décédés (Verstorben Häftlinge). 
- Death Books from Auschwitz, Remnants, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, K.G.Saur, 1995 ; relevé des registres (incomplets) d’actes de décès du camp d’Auschwitz dans lesquels a été inscrite, du 27 juillet 1941 au 31 décembre 1943, la mort de 68 864 détenus pour la plupart immatriculés dans le camp (sans indication du numéro attribué), tome 3, page 1361 (19358/1942). 
- Site Mémorial GenWeb, 88-Épinal, relevé de René Lehimas (2000-2002).

MÉMOIRE VIVE

(dernière mise à jour, le 1-12-2011)

Cette notice biographique doit être considérée comme un document provisoire fondé sur les archives et témoignages connus à ce jour. Vous êtes invité à corriger les erreurs qui auraient pu s’y glisser et/ou à la compléter avec les informations dont vous dispose (en indiquant vos sources).

En hommage à Roger Arnould (1914-1994), Résistant, rescapé de Buchenwald, documentaliste de la FNDIRP qui a initié les recherches sur le convoi du 6 juillet 1942.