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Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. 
Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Jean, Alfred, Petit naît le 8 mai 1899 à Ludes, à la lisière de la Forêt de la montagne de Reims (Marne – 51), fils de Noélie, Roegina, Petit, 27 ans, manouvrière (puis cuisinière) ; Alfred Petit, 57 ans, vigneron, est un des deux témoins lors de l’enregistrement à l’état civil. Eugène Charlot, alors âgé de 32 ans, « domestique de culture », reconnaît et légitime l’enfant en se mariant avec sa mère le 7 décembre 1901 à la mairie de Ludes.

Le 24 juin 1922 à Bazencourt, Jean Charlot se marie avec Lucienne Cousin.

Au moment de son arrestation, il est domicilié à Verdun (Meuse – 55) ; son adresse reste à préciser.

Sa profession reste à préciser.

À des dates et pour un motif restant à préciser, Jean Charlot est arrêté puis finalement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise – 60), administré et gardé par la Wehrmacht (Frontstalag 122 -Polizeihaftlager). Il peut écrire une lettre à sa femme depuis se camp.

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

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Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Jean Nageot est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 45917 (sa photo d’immatriculation n’a pas été retrouvée).

Il meurt à Auschwitz le 22 août 1942, d’après les registres du camp.

Il semble qu’un rescapé écrive à son épouse pour lui apprendre la mort de son mari.

Son nom est inscrit sur le monument à la mémoire des Enfants de Verdun morts pour la France (guerre 1939-1945) comme « prisonnier ou déporté ». La mention “Mort en déportation” est apposée sur son acte de décès (J.O. 26-04-1995).

Sources :

- Claudine Cardon-Hamet, Triangles rouges à Auschwitz, Le convoi politique du 6 juillet 1942, éditions Autrement, collection mémoires, Paris 2005, pages 369 et 415. 
- Jean Éloi, son neveu (message 29-03-2006). 
- Archives départementales de la Marne (AD 51), site internet, archives en ligne, cote 2 E 380/12, état civil de Ludes, registre des naissances, année 1899, vue 57/313, acte n° 17 ; registre des mariages, année 1901, vue 231/313, acte n° 11. 
- Death Books from Auschwitz, Remnants, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, K.G.Saur, 1995 ; relevé des registres (incomplets) d’actes de décès du camp d’Auschwitz dans lesquels a été inscrite, du 27 juillet 1941 au 31 décembre 1943, la mort de 68 864 détenus pour la plupart immatriculés dans le camp (sans indication du numéro attribué), tome 3, page 848 (23836/1942). 
- Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne, Service d’information sur les anciens détenus (Biuro Informacji o Byłych Więźniach) ; relevé clandestin du registre de la morgue. 
- Site Mémorial GenWeb, relevé de Bernard Butet (02-2008).

MÉMOIRE VIVE

(dernière mise à jour, le 8-11-2012)

Cette notice biographique doit être considérée comme un document provisoire fondé sur les archives et témoignages connus à ce jour. Vous êtes invité à corriger les erreurs qui auraient pu s’y glisser et/ou à la compléter avec les informations dont vous disposez (en indiquant vos sources).

En hommage à Roger Arnould (1914-1994), Résistant, rescapé de Buchenwald, documentaliste de la FNDIRP qui a initié les recherches sur le convoi du 6 juillet 1942.