JPEG - 72.5 ko
IDENTIFICATION INCERTAINE…
Auschwitz, le 8 juillet 1942. 
Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 
Oswiecim, Pologne. 
Collection Mémoire Vive. Droits réservés.

Georges, Julien, Lumet naît le 17 juillet 1893 à Reuilly, entre Issoudun et Vierzon (Indre – 36, à la limite du Cher), fils de Juliette Lumet, 25 ans, couturière.

Le 24 octobre 1896, le « garçon naturel » est légitimé par le mariage de Jean Baptiste Dupressoir avec sa mère à Ivry-sur-Seine (Seine / Val-de-Marne).

Georges Dupressoir a une sœur, Jeanne.

Considérant son âge, il devrait avoir été mobilisé au cours de la guerre 1914-1918 (à vérifier…).

Hors mariage, avec une personne de la Sarthe, il a une fille, Odette, née dans les années 1920.

Le 17 février 1923, à Paris 14e, Georges Dupressoir se marie avec Germaine Sado.

Au moment de son arrestation, il est domicilié au 4, rue d’Aligre à Paris 12e (75).

Le 10 mai 1941, il est arrêté par la police française pour détention d’arme.

Le 5 mai 1942, il fait partie des quatorze internés administratifs de la police judiciaire (dont au moins onze futurs “45000”), détenus au dépôt de la Conciergerie, qui sont conduits avec trente-sept communistes à la gare du Nord, « à la disposition des autorités allemandes et dirigés sur Compiègne par le train de 5h50 » pour être internés au camp de Royallieu (Oise – 60), administré et gardé par la Wehrmacht(Frontstalag 122 – Polizeihaftlager).

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

JPEG - 128.9 ko

Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Georges Dupressoir est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) ; peut-être sous le numéro 45511, selon les listes reconstituées (la photo du détenu portant ce matricule a été retrouvée, mais n’a pu être identifiée à ce jour).

Il meurt à Auschwitz le 18 octobre 1942, d’après les registres du camp.

À la suite de son arrestation, puis après la Libération, son épouse et sa sœur Jeanne, épouse Chaumot, ont mené des démarches, restées vaines, pour connaître son sort.

Son épouse meurt peu après la fin de la guerre, après avoir toujours espéré son retour.

Sources :

- Message de Georges Chaumot, son neveu (11-2007). 
- Claudine Cardon-Hamet, Triangles rouges à Auschwitz, Le convoi politique du 6 juillet 1942, éditions Autrement, collection mémoires, Paris 2005, pages 371 et 403. 
- Cl. Cardon-Hamet, notice pour l’exposition de Mémoire Vive sur les “45000” et “31000” de Paris (2002), citant : Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (BAVCC), ministère de la Défense, Caen (fichier central). 
- Archives départementales de l’Indre, site internet, archives en ligne, registre d’état civil de Reuilly, année 1893, acte n° 35 (vue : 39/1244). 
- Archives de la préfecture de police de Paris, cartons “occupation allemande” : BA 1837 (internés aux camps de Vaujours… – Tourelles). 
- Death Books from Auschwitz, Remnants, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, K.G.Saur, 1995 ; relevé des registres (incomplets) d’actes de décès du camp d’Auschwitz dans lesquels a été inscrite, du 27 juillet 1941 au 31 décembre 1943, la mort de 68 864 détenus pour la plupart immatriculés dans le camp (sans indication du numéro attribué), tome 2, page 246 (36404/1942).

MÉMOIRE VIVE

(dernière mise à jour, le 14-03-2013)

Cette notice biographique doit être considérée comme un document provisoire fondé sur les archives et témoignages connus à ce jour. Vous êtes invité à corriger les erreurs qui auraient pu s’y glisser et/ou à la compléter avec les informations dont vous disposez (en indiquant vos sources).

En hommage à Roger Arnould (1914-1994), Résistant, rescapé de Buchenwald, documentaliste de la FNDIRP qui a initié les recherches sur le convoi du 6 juillet 1942.