Alphonsine SEIBERT, née Guiard – 31647
Photographiée à Auschwitz-I, le 3 février 1943,selon les trois vues anthropométriques de la police allemande.Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne.Collection Mémoire Vive. Droits réservés. Alphonsine, Alexandrine, Guiard naît le 17 avril 1899 à Paris 13e, chez ses parents, Louis Guiard, 32 ans, et Eugénie Noël, son épouse, 30 ans, tous deux journaliers, domiciliés au 165 rue du Château-des-Rentiers. Début mars 1908, ils habitent au 165 avenue d’Italie (Paris 13e). Au cours de la Première Guerre mondiale, son père serait mobilisé à la 6e compagnie du 1er régiment du Génie, sur la “place de Paris”. Lors de son mariage, celui-ci est décédé, et Alphonsine vit avec sa mère et ses frères et sœurs au 6 rue Élisée Reclus au Kremlin-Bicêtre [1] (Seine / Val-de-Marne) Le 13 mars 1920, à la mairie de cette commune, âgée de 20 ans, elle se marie avec Louis Seibert, 21 ans, “journalier” (successivement confiseur, mégissier, matelassier), domicilié au 20 rue de Paris à Gentilly. Ayant été “ajourné” du service militaire pour « faiblesse », il part accomplir celui-ci du 1er octobre 1920 ou 1er octobre 1921. Ils auront un fils en 1931. Alphonsine Seibert entre comme aide-soignante à l’hospice de Bicêtre. Le Kremlin-Bicêtre, entrée principale de l’hospice peu après la guerre. Carte postale, coll. Mémoire Vive. À partir de mars 1927, elle y est infirmière au service Chirurgie. À la mi-novembre 1935, elle habite au 7 rue Auguste Blanqui à Paris 13e. Sous l’Occupation, les militants du Parti communiste de l’hospice et du secteur peinent à reprendre une activité, notamment en raison de la répression qui frappe certains d’entre eux. Après sa démobilisation en août 1940, l’ancien militant du PC, Georges B. retrouve son emploi de jardinier à