Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz
lors de l’évacuation du camp en janvier 1945.
Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Arthur, Émile, Étienne, Lepetit naît le 2 mars 1907 à Aubusson (Creuse), fils d’Émile Maurice Lepetit, 27 ans, maçon, et de Marie Eugénie Pauly, 33 ans, tisserande, son épouse, domiciliés au village du Mont. Les enfants nés précédemment sont : Maria, née en 1900, Sidonie, née en 1901, Maurice, né en 1903, Cécile, née en 1905, et Charles, né en 1906, toutes et tous au Mont d’Aubusson.

En janvier 1909, le père de famille est domicilié au 27, route de la Révolte à Saint-Denis (Seine / Seine-Saint-Denis) ; a-t-il emmené sa famille avec lui ?

En août 1915, Émile Lepetit est domicilié au 10 rue de la Boulangerie à Saint-Denis. Réserviste, il est mobilisé au 34e régiment d’artillerie le 21 janvier 1916. Le 4 mars, il passe au 10e régiment d’artillerie à pied. Le 1er août 1917, il passe au 68e R.A.P. Le 2 février 1919, il est envoyé en congé de démobilisation, et se retire à Aubusson. Mais, dès le mois de mai suivant, il déclare être revenu à sa dernière adresse de Saint-Denis.

Le 8 avril 1924, le frère d’Arthur, Maurice Auguste, 21 ans, cimentier, se marie à Paris 5e.

Arthur Lepetit est marié avec Marthe Thérèse Testart, née le 21 août 1910 à Chouy (Aisne). Ils ont deux fils : Serge, né en 1927 (Seine ?), et Roland André, né le 27 avril 1932 à Colombes.

Le 17 mars 1928, son frère Charles Paul, 22 ans, cimentier, se marie à Paris 13e. À cette occasion, « la mère du futur épouse et le futur époux attestent sous serment que le domicile du père leur est inconnu et que ce dernier n’a pas donné de ses nouvelles depuis plus d’un an. »

Arthur Lepetit est maçon (cimentier) à l’entreprise Chaize d’Asnières [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92), puis (?) à la Ville de Paris.

En 1936 et jusqu’au moment de son arrestation, il est domicilié au 110, rue Jules-Ferry à Colombes [1] (92).

Arthur Lepetit est un militant communiste “de base” dans le secteur du Petit Colombes, écrit sa veuve qui précise ses activités : « service d’ordre, garde à la maison de L’Huma », diffuseur CDH (Comité de défense de L’Humanité), et membre du syndicat des Locataires (quel secteur ?).

Le 29 août 1939, Arthur Lepetit est rappelé à l’activité militaire dans un régiment de pionniers. N’étant pas fait prisonnier au cours de la débâcle, il peut revenir chez lui.

Sous l’Occupation, il reprend une activité politique, cache des machines chez un paysan, tire et diffuse des tracts, colle des affiches.

Dans la soirée du 8 février 1941, trois gendarmes de la brigade de Colombes exerçant une surveillance près du long viaduc ferroviaire de la ligne de Paris-Saint-Lazare à Ermont-Eaubonne, qui longe en surplomb l’avenue Ménelotte, remarquent trois hommes  arrivés de la rue du progrès pour s’arrêter près d’un pilier de ce viaduc. Ayant aperçu les gendarmes, ceux-ci s’esquivent vers l’avenue Gambetta. Puis ils sont repérés de nouveau en revenant au viaduc à partir de la rue Saint-Hilaire. Quand les gendarmes s’apprêtent à les interpeller, deux d’entre eux s’enfuient. Le troisième est appréhendé : Émile V., maçon de 35 ans, qui est escorté à la brigade pour vérification d’identité et d’adresse. « Fouillé, il a été trouvé en possession de deux oriflammes de couleur rouge portant au milieu, en jaune, une faucille et un marteau. Ramené aussitôt près du pilier du viaduc où il avait été vu la première fois, nous avons constaté qu’un tract venait d’y être apposé, et cet individu a reconnu que c’était lui-même qui l’avait collé, aidé de ses deux camarades. À proximité, nous avons retrouvé un pot de colle ainsi que des tracts épars sur la chaussée. Sur notre invitation, il nous a conduit aux endroits où d’autres tracts venaient d’être apposés, notamment rue du Progrès, avenue d’Argenteuil, boulevard Marceau, avenue Ménelotte, etc. » Plus de trente affichettes n’ayant pu être décollées sont lacérées par les gendarmes. Ces tracts et “placards” portent plus de dix textes différents, un des imprimés caricaturant Pétain défilant devant une “Galerie des ancêtres” avec un petit cheval de bois. Interrogé à la brigade, le militant déclare : « [Delauffre] s’est présenté chez moi et m’a demandé de l’accompagner pour coller des affiches du parti communiste. Le même jour, vers 21 heures, en compagnie de Delauffre et d’un autre individu que je ne connais pas, nous nous sommes retrouvés boulevard Marceau à Colombes et nous avons commencé le collage des affiches. Delauffre portait les affiches, l’inconnu le pinceau, et moi le pot de colle. »

Donnant immédiatement suite à cette déclaration, les gendarmes se rendent, dans la nuit, à 3 heures 30, au domicile de Modeste Delauffre, caoutchoutier de 36 ans, ex-militant de la cellule des Champarons à Colombes, et commencent par l’interroger. Celui-ci nie toute participation au collage nocturne, son alibi étant la présence chez lui de Louis Cocu, venu jouer aux cartes dans la soirée avec lui est son épouse. Confrontés (dans les locaux de la brigade ?), Émile V. et Delauffre maintiennent leurs versions respectives des faits. Les gendarmes mettent Modeste Delauffre en état d’arrestation afin de le conduire au procureur de la République, cependant, ils remettent leur suspect au commissaire de police de la circonscription de Colombes. Une perquisition opérée par les policiers au domicile de celui-ci amènera la découverte de matériel d’imprimerie, de tampons humide et de papier pour tracts.

Également conduit au commissariat, Émile V. y est de nouveau interrogé, avec une grande brutalité, par cinq policiers, dont deux inspecteurs de la brigade spéciale anticommuniste des Renseignements généraux qui se sont déplacés spécialement.

Ce 9 février, Adolphe Guyot, plombier de 31 ans, militant connu et déjà arrêté deux fois, est également appréhendé, puis longuement et brutalement interrogé au commissariat de Colombes. Par la suite, pour procéder aux divers interrogatoires et confrontations, plusieurs personnes sont détenues au commissariat pendant quelques jours ; en plus des menaces et des coups, la privation de nourriture fait partie des techniques utilisées pour briser les volontés. Alors que d’autres inculpés « passent aux aveux » et donnent le schéma de leur organisation, Adolphe Guyot, qui semble être leur responsable, persiste à nier, même lors des confrontations. Parmi les suspects arrêtés, Marc Maximilien Valette, manœuvre de 32 ans, sera libéré en juin, mais décèdera chez lui le 5 septembre suivant : il serait mort fou à la suite des coups reçus… Marcel Conrad, tôlier de 21 ans, qui refuse de parler, est relaxé au bout de deux jours de garde à vue, mais il a deux incisives brisées et subira une opération du tympan, avec une incapacité de travail de trois mois.

Le 10 février, à 11 heures du soir, Arthur Lepetit est arrêté chez lui par le commissaire de police de Colombes et deux inspecteurs, son nom ayant été donné par un de ses camarades précédemment arrêté. Amené au commissariat, visiblement frappé au visage, comme plusieurs autres détenus dans cette affaire, il finit par admettre la « distribution de tracts dans les boîtes aux lettres ». Le 13 février, il est conduit au dépôt de la préfecture de police (Conciergerie, sous-sol du Palais de Justice, île de la Cité).

Au total, 22 personnes sont appréhendées dans cette opération policière étendue aux communes voisines de Courbevoie et Bois-Colombes. Cinq d’entre elles sont laissées en liberté provisoire. Les autres – dont également Gabriel Royer et Raoul Bertrand, futurs “45000” – inculpées d’infraction au décret du 26 septembre 1939, sont conduites au Dépôt, à la disposition du procureur de la République.

En attendant leur procès, les hommes sont écroués en détention préventive à la Maison d’arrêt de la Santé (Paris 14e), les femmes à la prison de la Petite Roquette (Paris 11e).

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Palais de Justice de Paris, île de la Cité, Paris 1er.
Tribunal correctionnel, un des porches du rez-de-chaussée.
(montage photographique)

Le 4 juin, la 12e chambre du Tribunal correctionnel de la Seine condamne Arthur Lepetit à un an de prison, 100 francs d’amende et cinq ans d’interdiction de droits civiques et politiques. Le 17 juin, Arthur Lepetit est transféré à la Maison d’arrêt de Fresnes (Val-de-Marne – 94) ; n° d’écrou “ correction homme” 8668.

Le 4 juin, les inculpés comparaissent devant la 12e chambre du Tribunal correctionnel de la Seine. Celle-ci condamne Arthur Lepetit à un an de prison, 100 francs d’amende et cinq ans d’interdiction de droits civiques et politiques. Le 17 juin, il est transféré à l’établissement pénitentiaire de Fresnes (Seine / Val-de-Marne), où il commence à purger sa peine dans le secteur “correction hommes” (n° d’écrou 8668).

Le 21 août 1941, Pierre Georges (futur colonel Fabien), jeune dirigeant de l’Organisation spéciale, tue l’aspirant de la Kriegsmarine Moser sur le quai de la station Barbès-Rochechouart du métro parisien, première action armée de la résistance communiste. En représailles, Hitler exige l’exécution par la France de six otages avant la fin de la semaine suivante. Pierre Pucheu, ministre de l’Intérieur, et Joseph Barthélemy, ministre de la Justice, mettent en urgence la dernière main au projet d’une nouvelle juridiction d’exception réprimant « l’activité communiste et anarchiste » : les Sections spéciales siégeant auprès des Cours d’appel, pouvant prononcer des peines de mort avec procédure juridique accélérée et application rétroactive, sans recours ni pourvoi. La loi est promulguée par Vichy le 22 août 1941, mais antidatée au 14 août afin d’établir un lien avec la manifestation communiste parisienne de la veille.

Après examen de nombreux dossiers de militants communistes emprisonnés par les autorités françaises et déjà condamnés, les juges retiennent six noms pouvant donner lieu à des condamnations à mort : Émile Bastard, André Bréchet, Adolphe Guyot, Lucien Sampaix, Abraham Trzebrucki et Jacques Woog. Le 27 août, quatre militants sont jugés en quelques minutes. Trois d’entre eux, Bastard, Bréchet et Trzebrucki, sont condamnés à mort, et seront guillotinés dans la cour de la prison de la Santé le lendemain. Mais, craignant que l’exécution de Lucien Sampaix, ex-secrétaire général et journaliste de L’Humanité – d’une toute autre notoriété – ne leur attire un jour de sérieux ennuis, la majorité des juges le condamne seulement aux travaux forcés à perpétuité. Un verdict “mitigé” qui ne satisfait guère les autorités d’occupation…

Le 7 septembre 1941, sous la signature de Pétain, chef de l’État français, le gouvernement de Vichy promulgue un décret instituant, « à titre temporaire », un tribunal d’État et dont l’article 2 stipule : « Le Conseil des ministres peut déférer au tribunal d’État les auteurs, coauteurs ou complices de tous actes, menées ou activités qui, quels qu’en soit la qualification, l’intention ou l’objet, ont été de nature à troubler l’ordre la pais intérieure, la tranquillité publique, les relations internationales ou, d’une manière générale, à nuire au peuple français. » Le procureur de la Seine commente alors : « On peut se demander si le législateur ne s’est pas engagé […] dans la voie d’un droit pénal moins formaliste et plus dynamique comme celui de législations voisines plus modernes », pointant ainsi l’influence à peine dissimulée de la philosophie nazie du droit, car le « peuple » n’est pas une notion juridique en France, à la différence du Volk allemand.

Ainsi, les condamnés de l’affaire de Colombes sont ramenés à la Santé afin de comparaitre devant la section de Paris – en charge de la zone occupée – du tribunal d’État.

Les 19 et 20 septembre, celui-ci confirme la peine de prison d’Arthur Lepetit. Mais elle condamne à mort Adolphe Guyot – considéré par l’accusation comme chef de l’organisation clandestine à Colombes – ainsi que Jacques Woog, tous deux déjà pressentis pour être jugés par la Section spéciale. Ils sont guillotinés à La Santé le 24 septembre.

Le 9 octobre, Arthur Lepetit est transféré à la Maison centrale de Poissy (Seine-et-Oise / Yvelines).

Au deuxième plan, la Maison centrale de Poissy vers 1916.  Carte postale. Collection Mémoire Vive

Au deuxième plan, la Maison centrale de Poissy vers 1916.
Carte postale. Collection Mémoire Vive

À l’expiration de sa peine, le 24 novembre 1941, il n’est pas libéré, mais reste interné au sein de la Maison centrale.

Le 13 février 1942, il est dans un groupe de vingt-quatre « militants communistes » de Poissy – composé pour moitié de futurs “45000” – transférés au Dépôt. Il est détenu dans la grande salle.

Le 21 février, Arthur Lepetit fait l’objet d’un rapport du préfet de police adressé au ministère de l’Intérieur et préconisant son internement administratif en application du décret du 18 novembre 1939, relatif aux « individus dangereux pour la Défense nationale et la sécurité publique ». Un paragraphe précise : « D’autre part, en exécution de la note allemande du 19 septembre 1941 du général Schaumburg, commandant des forces militaires en France, Lepetit ne peut être remis en liberté qu’avec l’assentiment des autorités d’occupation. » Un mois plus tard, le 26 mars, le préfet de police signe l’arrêté officialisant cet internement.

Le 29 mars, Arthur Lepetit sollicite un certificat de présence au dépôt afin que son épouse puisse bénéficier de l’allocation prévue par le décret du 27 février 1940 (à préciser…).

Le 16 avril, il fait partie d’un groupe de détenus enregistrés au “centre de séjour surveillé” (CSS) de Voves (Eure-et-Loir), où il reçoit le matricule n° 85.

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Musée de la Résistance Nationale, Champigny.
Fonds de l’Amicale Voves-Rouillé-Châteaubriant.
Droits réservés.

Le 10 mai 1942, Arthur Lepetit fait partie des 81 internés remis aux “autorités d’occupation” à la demande de celles-ci et transférés au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise – 60), administré et gardé par la Wehrmacht (Frontstalag 122 – Polizeihaftlager).

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

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Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Arthur Lepetit est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I), sous le numéro 45782 (sa photo d’immatriculation n’a pas été retrouvée).

Après les premières procédures (tonte, désinfection, attribution d’un uniforme rayé et photographie anthropométrique), les 1170 arrivants sont entassés pour la plupart dans deux pièces nues du Block 13 où ils passent la nuit.

© Mémoire Vive 2017.

© Mémoire Vive 2017.

Le lendemain, vers 7 heures, tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau ; alors choisi pour mettre en œuvre la « solution finale » – le génocide des Juifs européens -, ce site en construction présente un contexte plus meurtrier pour tous les concentrationnaires. À leur arrivée, les “45000” sont répartis dans les Blocks 19 et 20 du secteur B-Ib, le premier créé.

Le 10 juillet, après l’appel général, ils subissent un bref interrogatoire d’identité qui parachève leur enregistrement et au cours duquel ils déclarent une profession (celle qu’ils exerçaient en dernier lieu ou une autre, supposée être plus “protectrice” dans le contexte du camp). Puis ils sont envoyés au travail dans différents Kommandos. L’ensemble des “45000” passent ainsi cinq jours à Birkenau.

Le 13 juillet, après l’appel du soir, une moitié des déportés du convoi est ramenée au camp principal (Auschwitz-I), auprès duquel fonctionnent des ateliers où sont affectés des ouvriers ayant des qualifications utiles au camp. Aucun document ni témoignage ne permet actuellement de préciser dans lequel des deux sous-camps du complexe concentrationnaire a alors été affecté Arthur Lepetit.

Il meurt à Auschwitz le 10 mai 1943, d’après l’acte de décès établi par l’administration SS du camp (Sterbebücher), qui indique « tuberculose » pour cause crédible de sa mort ; en effet, il est passé par l’unité de radiologie du camp.

Le 11 janvier 1945, son épouse est entendue au cours de la procédure d’épuration de la police visant le commissaire de Colombes, Louis Guillaume (n° 294139, pages 10.33). Le 6 novembre suivant, elle est entendue dans la procédure, puis dans la commission rogatoire du 12 juillet 1946, visant Raymond Touze, inspecteur à la police judiciaire (n° 354398).

Le 25 mars 1947, son acte de décès est transcrit sur les registres d’état civil de la mairie de Colombes avec la mention “Mort pour la France”.

Arthur Lepetit est homologué au grade fictif de sergent dans la Résistance Intérieure Française – RIF (9-10-1949, notification 2176) et homologué comme “Déporté politique”. La mention “Mort en déportation” est apposée sur son acte de décès (J.O. du 29-09-1994).

Notes :

[1] Colombes et Asnières : jusqu’à la loi du 10 juillet 1964, cette commune fait partie du département de la Seine, qui inclut Paris et de nombreuses villes de la “petite couronne”, dont la “ceinture rouge” des municipalités dirigées par des maires communistes (transfert administratif effectif en janvier 1968).

[2] Modeste Delauffre est condamné le 20 septembre 1941 aux travaux forcés par la section de Paris du tribunal d’État. Il est successivement écroué à Fresnes, à Caen, à Fontainebleau, à Blois, puis remis aux allemands et transféré à Compiègne, enfin déporté en février 1944. Il est rapatrié en 1945.

 

Sources :

- Claudine Cardon-Hamet, Triangles rouges à Auschwitz, Le convoi politique du 6 juillet 1942, éditions Autrement, collection mémoires, Paris 2005, pages 381 et 403.
- Cl. Cardon-Hamet, notice réalisée pour l’exposition de Mémoire Vive sur les “45000” et “31000” du nord des Hauts-de-Seine, citant : Lettre de Robert Guérineau, ancien résistant qui a effectué des recherches dans les registres d’état civil de la mairie de Colombes – État civil de la mairie de Colombes – Questionnaire rempli par sa veuve, accompagné d’attestations (22/2/1991).
- Virginie Sansico, La justice déshonorée 1940-1944, Tallandier, mars 2015, pages 193-217.
- Archives Départementales du Val-de-Marne (AD 94), Créteil : établissement pénitentiaire de Fresnes, registre d’écrou n° 151, “correction hommes” du 20 avril au 7 juillet 1941 (2742w18).
- Comité du souvenir du camp de Voves, liste établie à partir des registres du camp conservés aux Archives départementales d’Eure-et-Loir.
- Archives de la préfecture de police (Seine / Paris), Service de la mémoire et des affaires culturelles (SMAC), Le Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis) : occupation allemande, camps d’internement… (BA 2374) ; dossier individuel au cabinet du préfet (1 W 622-18211) ; dossier individuel des Renseignements généraux (77 W 1739-100747).
- Death Books from Auschwitz, Remnants, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, K.G.Saur, 1995 ; relevé des registres (incomplets) d’actes de décès du camp d’Auschwitz dans lesquels a été inscrite, du 27 juillet 1941 au 31 décembre 1943, la mort de 68 864 détenus pour la plupart immatriculés dans le camp (sans indication du numéro attribué), tome 2, page 711 (19625/1943).

MÉMOIRE VIVE

(dernière mise à jour, le 27-05-2020)

Cette notice biographique doit être considérée comme un document provisoire fondé sur les archives et témoignages connus à ce jour. Vous êtes invité à corriger les erreurs qui auraient pu s’y glisser et/ou à la compléter avec les informations dont vous disposez (en indiquant vos sources).

En hommage à Roger Arnould (1914-1994), Résistant, rescapé de Buchenwald, documentaliste de la FNDIRP qui a initié les recherches sur le convoi du 6 juillet 1942.