Antoinette Méterreau naît le 18 juillet 1893, à Mayet (Sarthe – 72), où ses parents sont fermiers. Elle a un frère, Louis, né le 1er décembre 1901 à Saint-Christophe (Indre-et-Loire – 37).

Elle se marie avec Émile Bibault, né le 7 décembre 1906 à Sommières-du-Clain (Vienne – 86), menuisier-ébéniste établi à Tours (37).

Antoinette Bibault est arrêtée par la Gestapo le 8 ou le 10 août 1942 et emprisonnée à Tours, jusqu’au 7 novembre 1942, puis elle est envoyée au fort de Romainville, situé sur la commune des Lilas (Seine-Saint-Denis).

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Portail du secteur B-Ia du sous-camp de Birkenau (Auschwitz-II)
par lequel sont passés les “31000”
(accès depuis la rampe de la gare de marchandises
et le “camp-souche” d’Auschwitz-I…).
© Gilbert Lazaroo, février 2005.

Antoinette Bibault meurt au camp de femmes de Birkenau le 16 mars 1943, selon l’acte de décès du camp. D’après le témoignage des survivantes (Ch. Delbo) – qui estiment que son décès est survenu dans les dix premiers jours, le 5 ou le 6 février -, on l’a trouvée morte, sur son carré, avant l’appel.

Son mari, déporté par le même convoi (1466 hommes) jusqu’à Halle (Allemagne), est enregistré le 25 janvier 1943 au KL [1] Sachsenhausen (n° matricule 58029), puis transféré au KL Mauthausen. Il succombe à une date inconnue au Kommando de Langenstein, ouvert en avril 1944.

Son frère, Louis Méterreau, est déporté le 12 mai 1944 au KL Buchenwald (n° matricule 49531). Il meurt le 10 avril 1945.

Sources :

- Charlotte Delbo, Le convoi du 24 janvier, Les Éditions de Minuit, 1965 (réédition 1998), pages 39-40.
- Death Books from Auschwitz, Remnants, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, K.G.Saur, 1995 ; relevé des registres (incomplets) d’actes de décès du camp d’Auschwitz dans lesquels a été inscrite, du 27 juillet 1941 au 31 décembre 1943, la mort de 68 864 détenus pour la plupart immatriculés dans le camp (sans indication du numéro attribué), tome 2, page 85 (15184/1943).
- Fondation pour la Mémoire de la Déportation, Livre-Mémorial des déportés de France arrêtés par mesure de répression…, 1940-1945, éditions Tirésias, Paris 2004 ; convoi I.74, tomme 2, page 599 ; convoi I.211, tome 3, page 600.

MÉMOIRE VIVE

(dernière mise à jour, le 15-04-2010)

Cette notice biographique doit être considérée comme un document provisoire fondé sur les archives et témoignages connus à ce jour. Vous êtes invité à corriger les erreurs qui auraient pu s’y glisser et/ou à la compléter avec les informations dont vous disposez (en indiquant vos sources).

[1] KL  : abréviation de Konzentrationslager (camp de concentration). Certains historiens utilisent l’abréviation “KZ”.