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Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. 
Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

André, Fernand, Émile, Lioret naît le 11 décembre 1922 à Montargis (Loiret – 45).

Au moment de son arrestation, il est domicilié à Amilly (45) ; son adresse reste à préciser (chez ses parents ?).

André Lioret est étudiant.

C’est un jeune communiste.

Il est actif dans la clandestinité.

André Lioret est arrêté le 10 février 1941, puis finalement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise – 60), administré et gardé par la Wehrmacht (Frontstalag 122 – Polizeihaftlager).

Pendant un temps, un nommé Lioret fait partie des détenus qui donnent des cours à leurs camarades de camp. Il enseigne la “géographie générale”, discipline initiée par l’avocat Antoine Hajje le 8 août 1941 et interrompue pour cause d’exécution le 19 septembre suivant (« Nouvelle série »).

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Cahier de cours d’Émile Drouillas. 
Collection Renée Thouanel. Droits réservés.

Entre fin avril et fin juin 1942, André Lioret est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

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Les deux wagons à bestiaux 
du Mémorial de Margny-les-Compiègne, 
installés sur une voie de la gare de marchandise 
d’où sont partis les convois de déportation. Cliché M.V.

Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, André Lioret est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 45797 (sa photo d’immatriculation n’a pas été retrouvée).

Il meurt à Auschwitz le 17 août 1942, d’après les registres du camp ; un peu plus d’un mois après l’arrivée de son convoi. Il a 19 ans.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Amilly.

La mention “Mort en déportation” est apposée sur son acte de décès (J.O. n° 114 du 17-05-2008).

Question : Louis, Maurice, Lioret, né le 29 novembre 1892 à Pressigny-les-Pins (Loiret), décédé le 18 août 1944 à Wolhlau (Allemagne), est-il un parent ? (J.O. n° 114 du 17-05-2008).

Sources :

- Claudine Cardon-Hamet, Triangles rouges à Auschwitz, Le convoi politique du 6 juillet 1942, éditions Autrement, collection mémoires, Paris 2005, pages 365 et 411. 
- Death Books from Auschwitz, Remnants, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, K.G.Saur, 1995 ; relevé des registres (incomplets) d’actes de décès du camp d’Auschwitz dans lesquels a été inscrite, du 27 juillet 1941 au 31 décembre 1943, la mort de 68 864 détenus pour la plupart immatriculés dans le camp (sans indication du numéro attribué), tome 2, page 730 (21097/1942). 
- Site Mémorial GenWeb, 45-Amilly, relevé de Éric Louis, informations de Claude Richard (2002).

MÉMOIRE VIVE

(dernière mise à jour, le 21-03-2012)

Cette notice biographique doit être considérée comme un document provisoire fondé sur les archives et témoignages connus à ce jour. Vous êtes invité à corriger les erreurs qui auraient pu s’y glisser et/ou à la compléter avec les informations dont vous disposez (en indiquant vos sources).

En hommage à Roger Arnould (1914-1994), Résistant, rescapé de Buchenwald, documentaliste de la FNDIRP qui a initié les recherches sur le convoi du 6 juillet 1942.